tatarazi

Wednesday, July 26, 2006

Le vendredi 21 juillet 2006

Journée tranquille à downloader tous les files de mon laptop sur des CD. Mais cette fois c’est au tour de ma mère de descendre à Beyrouth. On reste sur nos nefs jusqu’à son retour.
Entre-temps, j’apprends qu’une bonne amie ayant la double nationalité a eu à la dernière minute, l’opportunité être évacuée avec les ressortissants et acheminée vers Chypre. Je me demande dans quelles conditions ont-elles été faites ?
En ces moments là on finit par se demander si l’on fait bien de rester ou de quitter. Mais quitter vers quel pays ? C’est vrai que l’on peut se rendre à Damas ou en France ou nous avons quelques parents. Mais cela ne nous empêchera pas être plus sereins. On sera plus anxieux et nerveux pour capter toutes les informations à chaque instant. Mais le fait de penser qu’il y a d’autres personnes comme nous qui ont le même cas et qui se trouvent toujours au Liban, nous encourage à rester…
Mais combien de temps serons-nous otages de notre pays à cause de soi-disant deux otages ??

Je reçois la proposition d’aller dîner avec ma sœur et 2 amis au restaurant le Gargotier. Je n’étais pas du tout stimulé de le faire dans les conditions que l’on vit. Mais une fois le pas franchi à l’intérieur de ce restaurant et avec le monde qui y était présent, j’avais l’impression d’avoir traversé une autre époque. Comme si on était à la période estivale de l’après première guerre, au temps où Broummana jouissait de sa gloire car Aley et les autres régions étaient encore en état de désolation Les tables étaient continuellement prises. On retrouvait quelques amis qu’on avait perdus de vue depuis Mathusalem !! Durant tout le dîner on était en quelque sorte déconnecté de la réalité, des informations en continu, des soucis…
Cela fait du bien mais paradoxalement on avait continuellement une pensée à ceux qui étaient démunis, ou réfugiés ou séparés de leur famille.
Même en ces périodes, le Liban vit dans ses contrastes.

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